émotions

La voix qui dit : chanter ce qu’on n’arrive pas à dire

La voix qui dit : chanter ce qu’on n’arrive pas à dire

Il arrive que ce qu’on ne parvient pas à dire puisse se chanter : la mélodie, le rythme et la vibration empruntent un autre chemin que les mots. Le chant apaise le corps, le corps apaisé laisse venir l’émotion et les mots, et les mots ouvrent au lien. On va du son vers le mot, doucement, en laissant l’émotion venir à son rythme : un fredonnement, une berceuse, une phrase posée sur un air simple.

lire plus
Calmer le corps, la porte de la respiration

Calmer le corps, la porte de la respiration

Le calme ne s’ordonne pas, mais la respiration, elle, obéit. En allongeant l’expiration, on appuie sur la pédale de frein de son système nerveux : cela aide souvent, même quand on n’y croit pas. Trois gestes pour commencer : l’expiration longue sur le moment, la cohérence cardiaque chaque jour, contracter-relâcher le soir.

lire plus
La peur d’être laissé, une vigilance venue de loin

La peur d’être laissé, une vigilance venue de loin

La peur d’être laissé, c’est un mouvement : rester en alerte sur un lien pour être sûr qu’il ne lâche pas. Ce n’est pas un défaut : c’est une vigilance venue de loin, née quand la réponse attendue venait parfois, et parfois pas. Elle s’apaise moins en tirant plus fort sur la corde qu’en revenant à des appuis qui ne dépendent de personne.

lire plus
L’intelligence affective, une langue qui s’apprend

L’intelligence affective, une langue qui s’apprend

L’intelligence affective, c’est savoir faire trois choses avec ce qu’on ressent : sentir le signal, le comprendre, trouver le besoin qui se cache dessous. Ce n’est ni un don ni un trait de caractère, mais une langue qui s’apprend, à tout âge. Souvent, la personne qui se dit « hypersensible » ne ressent pas trop : elle ressent sans traducteur.

lire plus
Les adolescents : une mue, pas une guerre

Les adolescents : une mue, pas une guerre

Un adolescent ressemble au homard qui perd sa carapace pour grandir : nu, exposé, il mord et se cache le temps d’en fabriquer une nouvelle. Ce qui déroute les parents n’est pas une avarie mais un chantier. L’adolescent a besoin de se cogner à des parents qui restent debout, sans s’effondrer ni se venger, et d’une liberté qu’on lui confie un peu plus chaque année.

lire plus
La curiosité plutôt que le jugement

La curiosité plutôt que le jugement

Le regard qui juge classe l’autre et ferme le dossier ; le regard curieux fait le pari qu’il y a, sous le comportement, un besoin qu’on ne connaît pas encore. Cette curiosité ne se fabrique pas : elle vient d’un corps apaisé. On peut la cultiver en troquant les « pourquoi » contre des « qu’est-ce qui », d’abord envers soi, puis envers son adolescent.

lire plus
Dire la mort à un enfant, avec douceur et vérité

Dire la mort à un enfant, avec douceur et vérité

Pour annoncer une mort à un enfant ou à un parent âgé, on dit le fait avec des mots vrais (« il est mort »), puis on se tait et on reste là. On dit le fait, pas la scène, et on évite « parti en voyage » ou « endormi pour toujours ». La douceur n’est pas dans le contournement : elle est dans la voix, les bras, le temps qu’on prend.

lire plus
Le deuil réparation : on peut réparer après la mort

Le deuil réparation : on peut réparer après la mort

Dans un deuil, ce qui pèse le plus est souvent ce qui n’a pas pu être dit, fait, donné ou pardonné. On peut réparer après : non pas réécrire le passé, mais transformer ce qu’on en porte. Trois chemins s’offrent, chacun à son heure : le pardon, le geste symbolique, l’acceptation.

lire plus
Porter le deuil : du poids qui pèse à la présence qui marche

Porter le deuil : du poids qui pèse à la présence qui marche

Certaines personnes portent leur deuil des années comme un sac invisible sur l’épaule, de peur de perdre l’autre une deuxième fois en le posant. Porter n’est pas une maladie : c’est une forme d’amour. Mais la personne aimée n’est pas dans le sac : elle est en nous, et l’on peut passer du poids qui pèse à la présence qui marche avec soi.

lire plus
Comprendre le deuil : le traverser plutôt que le faire

Comprendre le deuil : le traverser plutôt que le faire

On ne « fait » pas son deuil : on le traverse, on le vit, on le transforme. Le deuil n’est pas une maladie et il n’a pas de calendrier ; les jours de peine et les jours de vie alternent, et c’est sa respiration même. Au bout du chemin, le lien avec la personne perdue ne disparaît pas : il trouve une autre place.

lire plus
D’où vient le sentiment de vide

D’où vient le sentiment de vide

Certains vides ne viennent pas de ce qu’on a perdu, mais de ce qu’on n’a jamais reçu : un regard qui s’intéresse à ce que l’on ressent, pas seulement à ce que l’on réussit. Ce n’est pas un défaut de caractère, c’est un apprentissage qui n’a pas eu lieu. Et il peut encore se faire, au présent, par toutes petites doses.

lire plus